HISTOIRE DE NAPOLÉON. — 1796. 113
ennemi, un gouvernement comme celui de Bologne , qui nous estentièrement dévoue'. Nous poumons, à la paix générale, donner leMantouan au duc de Parme , ce qui serait politique sous tous les rap-ports. Il serait utile que vous lissiez connaître cela à l’ambassadeurd’Espagne, pour que cela revienne au duc de Parme , ce qui l’engageraità nous rendre beaucoup de services.... Il ne serait point indifférentTue le duc de Parme réunît à notre armée un de ses régiments.... Leshabitants regarderaient notre cause comme la leur, ce qui est toujoursbeaucoup, etc. » Dans la même dépêche, Bonaparte dévoile au directoirela conduite et le caractère du général \Villot , qui commande à Mar-seille .
« Quand on n’a égard à aucune autorité constituée, que l’on déclaree n masse tous les habitants de plusieurs départements indignes du nomde citoyens, on veut ou se former üne armée considérable , ou fairenaître la guerre civile. »
Bonaparte avait deviné ce général, qui se mit, l’année suivante, à latète de la conspiration de fructidor. Il ajoutait : Je me croirais désho-noré de souffrir qu’un général sous mes ordres ne soit qu’un instrument defaction.
Dans une autre dépêche, il donne au directoire le tableau de sa po-sition vis-à-vis des gouvernements de l’Italie , et de leur alliance secrètec ontre la république, avec laquelle ils sont en paix.
" La république de Venise a peur ; elle trame avec le roi de Naplesle pape. De tous les peuples d’Italie, le vénitien est celui qui noushait le plus. —*Le roi de Naples a soixante mille hommes sur pied; ilne peut être détrôné par dix-huit mille hommes d’infanterie et trois^dle de cavalerie. Il serait possible que, de concert avec l’Autriche Rome, il portât un corps sur Rome, sur Bologne et Livourne .Le grand-duc de Toscane est nul sous tous les rapports, ainsi quetè duc de Parme . — Rome est forte par son fanatisme. — Le roi deSardaigne fomente la rébellion des Barbets. Si Rome et Naples agissentc °ntre nous, il faudra trois mille hommes de plus dans les places duPiémont. — Si vous persistez à faire la guerre à Rome et à Naples, ila ut vingt-cinq mille hommes de renforts, qui, joints à vingt mille,Necessaires pour tenir tète à l’empereur, font des forces de quarante-N'fiq mille hommes qu’il me faudrait. — Je crois que vous ne pouvezUe à la fois la guerre à Naples et à l’empereur. La paix avec Naples'• 8