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Tome premier.
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MST01UE DE NAPOLÉON. — 179G, 1797. 131

quel, au besoin, il fera usage de la force ainsi que pour surmontertout autre obstacle. »

« François. »

« Un homme sûr, cadet du régiment de..., remettra cette dépêcheimportante à Y. Exc. .T’ajouterai que la situation actuelle et le besoinde l’armée ne permettent pas de tenter de nouvelles opérations avanttrois semaines ou un mois, sans s’exposer derechef au danger de ne pasréussir. Je ne puis trop insister près de Y. Exc., alin qu’elle tienne leplus longtemps que possible dans Mantoue .... l’ordre de S. M. lui ser-vant d’ailleurs de direction générale.... »

« Alvinzi. »

Dans ces circonstances, le directoire, impatient de rétablir la paix entrela république et la maison d’Autriche, et jaloux aussi d’enlever à Bona-parte la faculté de traiter avec l’ennemi, envoya des pouvoirs au généralClarke, pour négocier avec Alvinzi un armistice. « Si l’on n’eût considéréque la situation de cette armée, écrit le général en chef au directoire, ileût été à désirer que l’on eût attendu la prise de Mantoue ; car je crainsqu’un armistice sans Mantoue ne soit pas un acheminement à la paix, etsoit tout à l’avantage de Yienne et de Borne. » Mais la cour de Vienne ,trop fière pour entrer déjà en accommodement avec le directoire, éludacette négociation, qui donna lieu à une correspondance insignifiante. Bo-naparte avait compris l’unique manière de négocier avec l’Autriche :c’était de battre Alvinzi. Il devait par ce moyen seul triompher des scru-pules de la maison impériale, et se passer même du caractère diploma-tique dont le général Clarke était revêtu pour toutes conférences d’arran-gement. Il y eut pour la forme, à Vieence, dans les premiers jours dejanvier 1797, une entrevue entre M. de Vincent et le général Clarke. Cen’était là qu’une ruse de guerre de la part de l’Autriche . Le directoire,suivant l’opinion du général en chef, ajourna l’envoi du général Clarke àYienne après la prise de Mantoue. Les lettrés de Bonaparte au directoiredevinrent les règles de sa politique vis-à-vis de celle de Yienne. « Sil’empereur, disait le général en chef, veut comprendre le pape dans letraité, l’armistice nous fera perdre Mantoue , l’argent de Borne, et don-nera le temps au pape d’organiser une force militaire avec des officiersautrichiens. Cela mettrait toutes les chances contre nous , la campagneprochaine. » ( Lettre du 28 décembre .) Bonaparte prédit ce qui arriva.

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