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Tome premier.
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HISTOIRE DE NAPOLÉON. — -1796, 1797. 137

et le corps entier de Provera dépose les armes ; lui-même il est prison-nier pour la seconde fois depuis la campagne, et remet son épée augénéral Miollis, dont la bravoure a préparé la victoire de la Favorite;enfin la division Augereau enlève à la Molinella l’arrière-garde de Pro-vera : il ne reste de son armée que deux mille hommes au delà del’Àdige. Le combat de la Favorite coûte à l’Autriche six mille prison-niers , des canons et des drapeaux.

Le général en chef apprit le même jour les succès remportés la veillepar Jouhert, et se reporta sur l’Adige. Alvinzi avait laissé cinq milleprisonniers eu notre pouvoir. Poursuivi jusqu’à Trente , il éprouva despertes journalières, et dut abandonner aux généraux français toutesses positions. Jouhert reprit celle du Lavisio : Augereau occupa Tré-vise, et Masséna, maître de Bassano, plaça ses avant-postes sur laPiave. L’ennemi fut forcé de repasser cette rivière, jouhert s’établit àTrente et dans le Tyrol italien. Vingt jours du mois de janvier 1797ravirent à l’Autriche trente-cinq mille hommes, dont vingt-cinq milleprisonniers, plus de soixante pièces de canon , et vingt-quatre drapeauxque le commandant des guides , Bessières, porta à Paris .

La destruction de l’armée d’Alvinzi livrait Mantoue à elle-même.Serrurier avait serré son blocus; depuis quelques mois la place n’avaitpu être ravitaillée. Les immenses magasins qu’elle contenait étaientépuisés ; la garnison avait mangé tous ses chevaux ; les hôpitaux ren-fermaient dix mille malades; les soldats étaient à la demi-ration. Bona-parte instruisit Wurmser des résultats de ces huit jours de bataille quiavaient rejeté en Allemagne les débris de la grande armée autrichienne .II somma le vieux maréchal de se rendre. Wurmser répondit fièrementqu’il avait des vivres pour un an. Mais, peu de jours après, il envoyason premier aide de camp au général Serrurier à Roverbella. Bonaparte ,qui aimait déjà à faire ses affaires lui-même, se l’endit à la conférence:et, sans se découvrir, ni prendre aucune part à la discussion, il se mità écrire des réponses en marge des propositions de Wurmser. Après cetravail, il dit à l’aide de camp : « Si Wurmser avait seulement pourdix-huit ou vingt jours de vivres, et qu’il parlât de se rendre, il nemériterait aucune capitulation honorable. Mais je respecte l’âge, labravoure et les malheurs du maréchal. Yoici les conditions que je luiaccorde, s’il ouvre ses portes demain; s’il tarde quinze jours, un mois,deux mois, il aura encore les mêmes conditions : il peut attendre jus-