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Tome premier.
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321
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HISTOIRE DE NAPOLÉON. — 1800, 1801. 321

toul, Decaen, Richepanse, Legrand, Collaud, Laborde, d’Hautpoul,Gudin, Montrichard, etc. !

lie vainqueur de Hohenlinden continua sa marche. Il restait à fran-chir l’Inn pour dominer le théâtre de la guerre et pénétrer dans lahaute Autriche par Saltzbourg. La triple ligne de l’Inn , de l’Alza etde la Saltza, derrière laquelle vinrent se retrancher les cent mille hom-mes que comptait encore l’archiduc, était impossible à aborder de front.Moreau surmonta toutes les difficultés que lui présentaient la naturedu pays et les positions inexpugnables de l’ennemi, en le trompant parses démonstrations qui attirèrent son attention vers l’Inn inférieur ;car, tandis qu’à quinze lieues au-dessus, à Neupeuren, le général Le-courbe, à la tète de l’aile droite, forçait le passage, le 8 décembre, ettournait la position de Stephans Kirch, par le même mouvement, l’ailegauche passait lTnn a Mühldorf et Wasserbourg, sous les ordres dugénéral Grenier. Le 12, le général en chef se trouvait avec toute sonarmée sur la rive droite de l’Inn .

Le premier consul était loin de s’attendre à un pareil résultat, enraison de la disproportion des deux armées et des obstacles de touteespèce que le terrain choisi par l’archiduc opposait au général Moreau.Il pensait seulement que Moreau contiendrait les Autrichiens sur leDanube , et il avait eu l’idée, à la faveur d’une opération qu’il avaitconfiée au général Macdonald, d’aller prendre la place de Brune, et decombattre leur grande armée d’Italie . Mais il reconnut bientôt que l’ar-mée de Brune n’était destinée qu’à un rôle secondaire. Tout le secret desa campagne reposait sur le corps d’armée de Macdonald, auquel il avaitrefusé d’envoyer la réserve réunie à Amiens par le général Murat ; c’étaitdonc un corps de neuf mille combattants, presque inaperçu au milieudes forces imposantes d’Allemagne et d’Italie , qui, resserré dans lesdéfilés impraticables des hautes Alpes , devait porter le coup fatal à laRaison d’Autriche. Macdonald allait répéter le rôle que Bonaparte avaitrempli lui-même huit mois auparavant lorsqu’il surprit Mêlas en ItalieP a r le passage miraculeux des Alpes . Le premier consul connaît les Au-trichiens ; il sait par une ancienne expérience qu’il peut avec succès re-prendre contre eux les mêmes moyens, et il s’attendait aux conséquences( i u i amenèrent la victoire de Marengo. Macdonald avait obéi ; mais quandd cherchait, pendant l’armistice, à découvrir un accès vers l’Italie , ilrencontrait partout des retranchements ennemis, défendus par ceux deI. 21