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Tome premier.
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326 HISTOIRE DE NAPOLÉON . — 1800, 1801.ce terme si rapproché, où l’empereur devait s’engager à traiter isolé-ment et à évacuer le Tyrol, il continuerait sa marche victorieuse versla capitale.

D’après les plans de l’archiduc Charles, les généraux Klenau et Simbs-chon avaient concerté leurs opérations contre l’armée gallo-batave, et,le 18 décembre, Augereau vit ses deux ailes engagées séparément avecles Autrichiens, dans les environs de Nuremberg , qui donna son nomà la bataille. Augereau, à la tête de douze mille hommes contre trentemille, avait eu l’habileté de tenir la campagne, de garder la Rednitz ,Würtzbourg, Nuremberg , et enfin de garantir l’armée de Moreau delàdiversion dont l’archiduc la menaçait par l’action combinée des géné-raux Klenau, Simbschon et du général bavarois prince de Birkenfeld-Le général Sainte-Suzanne avait aussi fait des progrès sur l’extrêmedroite de Moreau, et il était maître de Ratisbonne . Ce succès enlevaitaux généraux ennemis la marche offensive reprise par eux, et les rap-pelait à leurs premières positions. Moreau fit continuellement preuve duplus beau génie militaire, mais il dut beaucoup à l’accord unanime desgénéraux les plus éloignés de lui pour le seconder de tous leurs moyens,comme s’ils eussent agi sous l’influence journalière et directe de soncommandement. L’honneur national était dignement représenté par lesarmées.

Les quarante-huit heures de trêve s’étant écoulées sans nouvelles deVienne , Moreau, dont les avant-postes n’étaient plus qu’à deux journéesde cette capitale, s’avançait sur Steyer, quand le général Grünne seprésenta muni de pleins pouvoirs. Le 23 décembre, la convention futsignée à Steyer, pour l’archiduc, par le général Grünne; et pour Mo-reau, par le général Lahorie, qui trouva depuis une fin si déplorable-Par cet armistice le Tyrol était évacué et placé sous la discipline fran-çaise ; l’aile droite de l’armée d’Allemagne pouvait opérer sa réunionavec l’armée d’Italie , à laquelle l’armistice de Steyer n’était point appli-cable. L’armée française avait à sa disposition toutes les ressources dola haute Autriche, de la Bavière et de la Souabe, et en trois marcheselle arrivait sous les murs de Vienne . En vingt-cinq jours, Moreau aconquis quatre-vingt-dix lieues, coupées et défendues par les quatrelignes formidables de l’Inn, de la Saltza, de la Traün et de l’Ens, et legrand objet politique de la France , l’exclusion de l’Angleterre pourl’œuvre de la paix, a été rempli.