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Tome premier.
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360 HISTOIRE DE NAPOLÉON . — 1802.

Porte Ottomane, dont les possessions étaient garanties : celles du Por-tugal l’étaient également. L’état romain et le royaume de Naples seraientévacués par les Français , ainsi que tous les ports de la Méditerranée etde l’Adriatique qu’occupaient les Anglais. La France reconnaissait larépublique des Sept-Iles. C’était, sauf l’île de la Trinité , ce que l’am-bassadeur Otto avait proposé par sa note du 27 juillet 1801. Le 18 avril,la proclamation du concordat donna lieu à une grande solennité reli-gieuse. Cette fête, ordonnée et présidée par le premier consul, célébraa Notre-Dame le rétablissement du culte catholique et la paix d’Amiens ,dont les ratifications furent échangées le jour môme. Il y avait déjà loinde cette cérémonie à celle que le consulat naissant consacra dans letemple de Mars à la cendre de Washington et aux trophées d’Aboukir.La population de Paris ne l’accueillit que comme un acte de pou-voir, et toute popularité y resta étrangère. Pour la première fois, l’in-différence frappa la curiosité publique à une solennité ordonnée par lepremier consul. Elle fut traitée avec plus de sévérité dans les réunionsdomestiques, dans les casernes et sous les voûtes du palais consulaire.La proclamation du concordat, on doit le dire, ne se confondit pourpersonne avec la proclamation de la paix, qui était le bienfait du monde.A Londres , où l’on ne mêla point le bienfait à un intérêt qui lui étaitau moins étranger, l’ivresse fut générale, et le peuple traîna la voi-ture de l’aide de camp du premier consul qui y porta la ratification dutraité.

Le 11 mai, la république ligurienne, à l’exemple de la républiqueitalienne, adopta sous les auspices de la France sa nouvelle constitution.Elle termina la révolution consulaire en Italie ; car, le 25 décembre pré-cédent, la république de Lucques avait également accepté sa réformepolitique. Le 25 juin, la paix fut conclue entre la France et la PorteOttomane . L’ile d’Elbe, dont la défense avait honoré pendant six moisla valeur anglaise, fit partie intégrante de la république, en vertu dutraité de Naples. Le 21 juillet, le Valais se constitua en répubhque in-dépendante de la Suisse, sous la protection de la Cisalpine et de laFrance ; bientôt cette répubhque proclama le premier consul son libé-rateur. Enfin l’heureux Bonaparte recueillait, le 11 septembre, le fruitde sa première victoire, en incorporant le Piémont à la France . Lestriomphes du vainqueur de Montenotte et de Millesimo revinrent enmémoire quand on publia la réunion à la répubhque des six départe-