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Tome premier.
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390 HISTOIRE DE NAPOLÉON . — 4803.verser dans leur lutte.... On en est arrivé aujourd’hui à décider de laguerre ou de la paix. Pour conserver la paix, il fallait remplir le traitéd’Amiens .... Voulait-on la guerre , il ne fallait que le dire ou refuserde remplir le traité.... Je n’ai pas châtié les Algériens , pour ne pasexciter la jalousie ; mais / espère que l’Angleterre, la Russie et la France ,sentiront un jour qu’elles ont intérêt à détruire un pareil nid de brigands....Mais vouloir parler du Piémont et de la Suisse , ce sont des bagatelles.D’ailleurs vous auriez dû le prévoir lorsque la négociation était encorependante ; vous n’avez pas le droit d’en parler à cette heure.... » Cetteconférence , dont le premier consul fit à peu près tous les frais, passala mer, le 22 février 1803, dans la dépêche de Lord Withworth.

A quelques jours de là, Bonaparte reçut une réponse à une démarchetentée auprès de Louis XVIII, à Varsovie . Il paraît qu’il avait offert àce prince une indemnité considérable, soit en propriétés, soit en argent,s’il voulait renoncer à ses droits sur la couronne de France . Quoi qu’ilen soit, on publia cet extrait de la réponse de Louis XVIII : « Je neconfonds point M. Bonaparte avec ceux qui l’ont précédé : j’estime savaleur, ses talents militaires ; je lui sais gré de quelques actes d’admi-nistration.... Mais il se trompe , s’il croit m’engager à renoncer à mesdroits ; loin de là, il les établirait lui-même, s’ils pouvaient être liti-gieux , par les démarches qu’il fait en ce moment.... »

Cependant, le 8 mars, le roi d’Angleterre annonça, par un messageà la chambre des communes , « qu’en raison des préparatifs considé-rables qui se faisaient dans les ports de France et de Hollande, il ju-geait convenable d’adopter de nouvelles mesures de précaution pour lasûreté de l’état ; et que, bien que ces préparatifs eussent été présentéscomme ayant pour but des expéditions coloniales ( entre autres celte delàLouisiane par le général Victor ), comme il existait actuellement avec legouvernement français des discussions d’une grande importance, dontle résultat demeurait incertain, S. M. faisait cette communication à sesfidèles communes.... et comptait qu’elles la mettraient en état d’employertoutes les mesures que les circonstances paraîtraient exiger pour l'hon-neur de sa couronne et les intérêts essentiels de son peuple. »

Tel fut le résultat de la conférence du premier consul avec lordWithworth. Les paroles royales eurent une influence magique sur l’An-gleterre : le lendemain, la presse commença à Londres ; les amirauxpartirent pour les ports militaires ; Nelson prit le commandement gé-