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Tome premier.
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465
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HISTOIRE DE NAPOLÉON. — 1805. 465

de cette action , le général Dupont, à qui Baraguay d’Hilliers devaitse réunir près d’Albeck, pour se porter ensemble sur Ulm, arrive seulau hameau d’Hasslach ; il trouve les escarpements de la place couronnéspar une grande partie de l’armée autrichienne : vingt-cinq mille hommessont devant lui ; il n’en commande que sept mille. S’il recule un moment,il est perdu peut-être, lui et sa division : il n’hésite pas à aborder à labaïonnette les ennemis en marche pour l’envelopper, et renverse leurpremière ligne. Ce succès anime les troupes , en partie composées deconscrits : mais ces conscrits ont un beau nom à soutenir, celui de l’in-comparable 9 e légère, celui de la brave 32 e , toutes deux immortaliséesen Italie . Aussi les attaques successives des Autrichiens sont repousséesavec une étonnante vigueur. Le village de Jungengen fut repris kx foispar cette poignée de héros. Resté maître du champ de bataille, Dupontse retire avec plus de quatre mille prisonniers , nombre presque égalà ce qu’il avait encore de soldats après un combat si terrible, et reprendavant le jour la route de son camp d’Albeck.

Napoléon ne laisse aucun relâche à ses ennemis, résolu qu’il est deles acculer sur la place d’UIm, et de cerner leur aile droite pour luiinterdire toute communication avec le Tyrol. Le jour même de la prisede Gunzbourg, il se rend à Augsbourg, d’où il envoie Soult surMemmingen . Le maréchal eut une brillante rencontre avec un corpsennemi, et investit cette ville, défendue par le général Spangen, à latête de neuf bataillons, qui capitulent. Soult poursuit ses succès, repassel’Iller et vient se placer devant Ulm. Du côté de l’ouest, le maréchalLannes achève le blocus de cette place, et donne la main au généralMarmont, arrivé d’Augsbourg avec le deuxième corps, ainsi qu’à lagarde impériale, commandée par le général Bessières, et à la divisionde grô:°c cavalerie, du général d’Hautpoult, tous en position devant laville menacce. Les annales militaires conserveront éternellement le sou-venir de l’allocution- nue Napoléon , au milieu de la neige et du froid leplus vif, adressa sur le - L . ut du Lech aux Français et aux Hollandaisformant le corps de Marmont. H leur expliqua de la manière la plusprécise la situation désespérée de l'ennemi, fruit de ses combinaisons etde la constance de l’armée à braver les plus grandes fatigues, leurannonça une bataille inévitable, et leur promit un triomphe certain.Jamais harangue prononcée dans des circonstances aussi défavorables àl’éloquence, ne produisit un pareil effet sur des troupes; jamais lesf 30