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Tome premier.
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466 HISTOIRE DE NAPOLÉON . — 1805.

acclamations des soldats de César ne donnèrent de plus assurés présagesde la -victoire à leur général.

Mack peut réunir encore soixante mille hommes, mais noD pasaffronter avec eux les Français , dans la position redoutable où iis sontvis-à-vis de lui. Il songe donc au moyen de sauver une partie de son arméeavant l’entier investissement de la place. On délibère sur le parti àprendre : l’archiduc adopte celui d’essayer de gagner Nordlingen et depasser en Franconie , afin d’arriver à la frontière de Bohème avecun corps considérable. Pour exécuter ce mouvement, il faut forcerla position de Dupont. Les deux adversaires sont en présence et com-battent avec fureur. Le prince s’établit devant Albeck.

Le 13 octobre au soir, l’armée se trouve auprès d’Ulm et partout enface de l’ennemi. L’Empereur ordonne l’attaque générale pour le lende-main. Le 14 au matin , il va lui-même faire une reconnaissance : d’uncôté, nos tirailleurs repoussent tous les avant-postes autrichiens; del’autre, le maréchal Ney attaque les redoutables positions d'Elchingen que défendent quinze mille hommes et quarante pièces de canon ; lepont est enlevé, malgré la vive résistance des Autrichiens, et traverséau pas de course par nos troupes. Bientôt Laudon, qui occupe Elchin-gen, voit ses soldats culbutés et poursuivis jusqu’au pied de ses retran-chements ; il perd trois mille prisonniers, des drapeaux, plusieurspièces d’artillerie. Deux régiments ont péri presque en entier ; deuxbataillons, enfoncés par le 3 e régiment de hussards, mettent bas lesarmes. Ces nouveaux lauriers qui viennent de ceindre le front du bravedes braves, sont chèrement achetés, et le nom d’Elchingen rappellera aumaréchal Ney l’un de ses plus grands périls dans l’un de ses plus beauxfaits d’armes. Pendant cette brillante et rude action, l’archiduc se pré-parait à effectuer sa retraite avec deux divisions sous la condm'.d desgénéraux de 'Werneck et de Hohenzollern, et une résenv ue cavaleriesous son commandement, qui devaient se réunir à Nordlingen .

Cependant Napoléon prescrit à Dupont de,rejeter dans Uhn tout cequ’il rencontrera ; mais les rapports de ce général, fortement menacéentre Albeck et Languenau par les vingt-cinq mille hommes du généralWerneck, qui n’a pu regagner Uhn après le combat d’Elchingen , dé-cident l’Empereur à envoyer sur les lieux le général Mouton , l’unde ses aides de camp. Mouton arrive au moment où le combat va com-mencer , et essaie d’arrêter le général Dupont. Celui-ci, malgré l’énorme