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Tome second.
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HISTOIRE DE NAPOLÉON. — 4807. 5

secret, négocié par Isquierdo, agent du prince de la Paix, avait été con-clu , à Fontainebleau, entre la France et l’Espagne . Ce traité était rela-tif au passage d’une armée française par l’Espagne pour marcher surLisbonne . Il contenait aussi le partage du royaume de Portugal : laFrance s’engageait à donner au roi d’Etrurie , en échange des états de

Toscane, la Lusitanie septentrionale, à titre de royaume; et à ManoelGodoy, prince de la Paix, le royaume des Algarves, à titre de princi-pauté. Le roi d’Espagne , déclaré suzerain de ces deux états, devaitjoindre à ses titres celui d 'empereur des deux Amériques. Le reste du Por-tugal était mis en réserve jusqu’à la paix générale. Une autre armée dequarante mille hommes se réunirait à Bayonne le 20 novembre au plustard, prête à pénétrer en Espagne, à l’effet de se rendre en Portugal ,dans le cas oii les Anglais y enverraient des troupes pour le défendre.Un pareil traité, une fois connu, ne pouvait qu’exalter l’enthousiasmealors si prononcé des Espagnols en faveur de Napoléon , par l’immenseaccroissement octroyé subitement à la puissance et à la dignité de leursouverain, et par une telle satisfaction donnée à la jalousie anciennequ’ils nourrissaient contre le peuple portugais. Mais des orages inatten-dus allaient changer le cours des choses et amener une série d'événe-ments impossibles à prévoir.

Le 3 octobre, l’implacable ennemi de Godoy, l’héritier de la cou-ronne d’Espagne , le prince des Asturies, est tout à coup arrêté commechef d’un complot tendant à détrôner son père. Le même jour, le roiCharles IY fait présenter à ses conseils une communication où il dit :“....Ma vie, qui a été si souvent en danger, était une charge pour monsuccesseur, qui, préoccupé, aveuglé, et abjurant tous les principes dela religion qui lui étaient imposés avec le soin et l’amour paternels,avait adopté un plan pour me détrôner. .T’ai voulu m’en imposer sur la''enté de ce fait. L’ayant surpris dans mon appartement, j’ai mis sous

s yeux les chiffres d’intelligence et instances qu’il recevait des malveil-an s ' * a Ppelé à l’examen le gouverneur lui-même du conseil; je l’aissocié aux autres ministres, pour qu’ils prissent avec la plus grandesance* 106 ^ eUFS * n * ormat i° ns . Tout s’est fait; il en est résulté la connais-1 e de différents coupables dont l’arrestation a été décrétée : celle

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.... CIn ^ l e i le coi adresse le décret suivant au gouverneur parintérim du consoîi n „ „ .

1 ne Castille : « La voix de la nature désarme le liras