fi HISTOIRE DÉ NAPOLÉON. — 1807.
de la vengeance, et lorsque l'inadvertance réclame la pitié, un pèretendre ne peut s’v refuser. Mon fils a déjà déclaré les auteurs du planhorrible que lui avaient fait concevoir des malveillants. Il a tout dé-montré en forme de droit, et tout conté avec l’exactitude requise parla loi pour de telles preuves. Son repentir et son étonnement lui ontdicté les remontrances qu’il m’a adressées, et dont voici le texte :
« Sire ET MOS père ,
« Je me suis rendu coupable en manquant à Votre Majesté. J’ai man-qué à mon père et à mon roi : mais je m’en repens , et je promets àVotre Majesté la plus humble obéissance. Je 11e devais rien faire sansle consentement de Votre Majesté ; mais j’ai été surpris : j’ai dénoncéles coupables, et je prie Votre Majesté de me pardonner, et de permettrede baiser vos pieds à votre fils reconnaissant.
* Saint Laurent, 5 novembre 1807.
» Perdis and. »
« Madame et mère ,
« Je me repens bien de la faute que j’ai commise contre le roi et lareine , mes père et mère ; aussi, avec ta plus grande soumission , jevous en demande pardon , ainsi que de mon opiniâtreté à vous nier lavérité l’autre soir. C’est pourquoi je supplie ma mère , du plus profondde mon cœur, de daigner interposer sa médiation envers mon père,afin qu’il veuille bien permettre d’aller baiser les pieds de Sa Majesté àun fils reconnaissant.
« Saint-Laurent, le 5 novembre 1807.
« Ferdinand. »
« En conséquence de ces lettres, et à la prière de là reine, monépouse bien-aimée, je pardonne à mon fils, et il rentrera dans magrâce, dès que sa conduite me donnera des preuves d’un véritableamendement dans ses procédés.... »
Ces documents , si précieux pour l’histoire, n’ont pas besoin de com-mentaires. Il est facile de deviner le personnage qui a dicté les résolu-tions du roi, ainsi que les deux lettres par lesquelles Ferdinand a
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