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HISTOIRE DE NAPOLÉON . — 1809.vivement, mais en vain, sur les deux rives de la Vistule . 11 perditbeaucoup de monde, et dut se rapprocher de Varsovie . Dombrowski,dont le nom se rattache glorieusement aux combats de la liberté dansson pays, et à ceux de la république française, avait quitté l’armée dePoniatowski avec un escadron, il était revenu de Posen à la tête d’uncorps nombreux. Sokolniki, parti deLublin, avait, dans la nuit du 18au 19 , fait capituler la garnison autrichienne de Sandomirz ; deux milledeux cents prisonniers, vingt pièces de canon, furent le résultat decette brillante entreprise. Zamosz était enlevée de vive force, le 20, parle général Pelletier, qui prit deux mille hommes et soixante pièces decanon. Le 21, Poniatowski, que ses lieutenants secondaient avec tantde courage, d’audace et de talent, était maître de la communication deLemherg sur Cracovie, menaçant la Hongrie par les revers des montsKrapacks. Lemberg ouvrit ses portes. De tels triomphes enflammèrentles habitants. Des armées parurent au nom de Dombrowski; et degénéreux compagnons de Poniatowski, parmi lesquels on comptaitZayoncheck, ancien aide de camp du général en chef de l’arméed’Orient, vinrent aussi prendre part à cette lutte patriotique. CependantPoniatowski envoya au prince Gallitzin le général Pelletier, chargé del’inviter à marcher de concert avec les Polonais contre l’archiduc.Gallitzin donna à Pelletier un ordre qui prescrivait au général Suwarow de se porter tout de suite en avant. Suwarow répondit franchementau général Pelletier, qu’il ne voulait pas passer pour un lâche à sesyeux, et qu’un aide de camp de Gallitzin, arrivé depuis une demi-heure,lui avait dit de regarder cet ordre comme non avenu. Le 30, Ferdinandquitte Varsovie ; le 2 juin, Zayoncheck entre avec ses milices dans cettecapitale. L’archiduc mit le siège devant Sandomirz, qu’il fit attaquerdans la nuit du 15 au 16 par dix mille hommes, pendant dix heures.Sokolniki défendit la place, tua quinze cents autrichiens, en prit cinqcents ; mais se voyant sans munitions, menacé d’un nouvel assaut, ilcapitula et rejoignit Poniatowski. Le mouvement des Russes avaitcommencé le 4 juin seulement. La guerre de Pologne offrit dès lors unaspect singulier. Les Autrichiens abandonnèrent aux Russes les pajsqu’ils ne pouvaient pas garder. La ville de Lemberg, reprise et évacuée,fut remise à Suwarow qui eut l’air de l’avoir enlevée.
Le Tyrol, antique possession de la maison d’Autriche , sous laquelleil avait joui pendant plusieurs siècles de tous les avantages d’un gou-