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Tome second.
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HISTOIRE DE NAPOLEON . — 1809.deux mille quatre cents hommes, augmentée de mille cinq cents Danois,avait suivi la marche du fugitif. Le 31 mai, Gratien se trouvait devantStralsund , dont il s’empara de vive force par escalade. Le combat con-tinua dans les rues ; Schill fut tué et une partie de sa troupe passée palles armes : le reste se dispersa. Les Anglais eurent le spectacle de laprise de Stralsund : ils arrivèrent quand Gratien y entrait. Quelquesheures de résistance de plus de la part de Schill, Stralsund devenait,par les secours de l’escadre anglaise, une des plus importantes placesd’armes de la coalition. La guerre des peuples s’établissait, sous le dra-peau de Schill et de ses pareils, sur tout le littoral de la Baltique ; laPrusse était entraînée tout entière dans ce mouvement. A cette époque,le colonel Steingenstegh remplissait une mission secrète auprès du roide Prusse, au nom de l’Autriche . Pendant que Schill quittait la Saxe,le duc de Brunswick, qui avait perdu à Iéna son père et ses états, de-venus province westphalienne, pénétrait dans ce royaume avec uncorps prussien qu’il avait levé ci Nachold pour le compte de l’Autriche .Le général Thielmann, fidèle alors, marcha contre lui, et, le 22 mai,le força de se retirer en Bohème par Zittau .

Il faut remarquer, tant la conspiration était profonde dans l’Alle-magne septentrionale, que nos succès, depuis Pfaffenhofen jusqu’aprèsla bataille d’Eckmiihl, ne faisaient qu’irriter la vengeance germanique,au lieu de la comprimer. Aussi, quand la nouvelle d’Essling fut répanduepar les bulletins autrichiens, l’animosité des chefs de la ligue ne connutplus de bornes, ni à Kœnigsberg, ni à Berlin, ni en Hanovre où trentemille soldats licenciés se seraient réunis au premier signal, ni enfin à lacour de Cassel, dont les principales dignités étaient dans les mains desplus grands personnages de tous ces pays si hostiles qui composaient leroyaume de Westphalie .

Cependant l’archiduc Ferdinand n’était pas plus heureux en Pologne que les agitateurs de l’Allemagne , le major autrichien Nostilz, le majorprussien Schill, le duc de Brunswick, avec les menées desquels iltâchait de faire correspondre ses mouvements. Une diplomatie insurrec-tionnelle , nouveau droit public de fabrique anglaise, unissait secrète-ment tous les ennemis de Napoléon , et finit par consommer sa ruine,parce que la force des armes ne peut rien contre l’esprit de trahison.Le 14 mai, époque des succès de Schill, le jour même où Poniatowskientrait à Lublin , l’archiduc se présenta devant Thorn , qu’il attaqua