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Tome second.
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HISTOIRE DE NAPOLÉON. — 4809. U1

suie des défaites presque journalières. Le 25, le vice-roi détruit il Saint-Michel le corps de Jellachich, qui se sauve avec deux mille hommes; le26, il est à Léohen. L’archiduc Jean attendait, le 27, à quarante lieuesde Vienne, à Gratz , les troupes de Jellachich pour arrêter le vice-roi;mais quand il vit arriver les débris des troupes autrichiennes fuyant endésordre devant l’avant-garde d’Italie , il partit précipitamment, le 26,de Gratz, et se retira en Hongrie sur Kormond. Le lendemain, le princeEugène opère à Bruck, sur la Murh, en Styrie , sa jonction avec lagrande armée. Il a laissé le général Broussier chargé d’assiéger la cita-delle de Gratz .

Le général Marmont commandait en Dalmatie un corps de douze millehommes destinés à appuyer, soit les Russes , soit les musulmans, selonles circonstances, et à fermer aux Anglais d’excellents ports militaires.L’agression de l’Autriche vint tout à coup l’isoler du théâtre de laguerre actuelle. Il était observé par les troupes de Stoichewitz, quifaisaient partie de l’armée de l’archiduc Jean; mais ayant reçu du vice-roi la nouvelle de la retraite de ce prince, Marmont commença son mou-vement le 14 mai, jour du passage de l’Isos.zo, et après une affaire très-vive à Mont-Kitta, où le général ennemi fut pris et lui blessé, il défitde nouveau les Autrichiens à Gospiez et à Ottoszacz, arriva le 28 àFiume et le 3 juin à Laybach. Marmont continuait rapidement sa mar-che, afin d’opérer sa jonction avec la division Broussier; mais il avaitété prévenu par le général Giulav, ban de Croatie , qui, à la tête devingt mille hommes, poussa, le 24, jusqu’aux faubourgs de Gratz , etforça Broussier de se reployer à deux lieues sur la route de Vienne,celui-ci, instruit de l’approche de Marmout, se reporta en avant, délo-gea l’ennemi de Kalsdorf , et osa envoyer deux bataillons pour réoc-cuper Gratz , en présence des dix-huit mille Autrichiens, campés nonloin des murailles de la ville. Ces deux bataillons appartiennent au84 e régiment ; ils ne forment que treize cents hommes, commandés par-le colonel Gambin. Tout à coup ils se jettent dans les maisons, où ilsreçoivent l’attaque de forces trop considérables. Obligés à la retraite,ces braves se rallient, percent en colonne serrée la masse autri-chienne, parviennent au cimetière Saint-Léonard, qui devait être leurdernier asile, s’y retranchent, et pendant dix heures soutiennentseuls, avec deux pièces de trois, le siège le plus mémorable peut-êtrede l’époque, contre toute l’armée de Giulay. Enfin Broussier a envoyé