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Tome second.
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HISTOIRE DE NAPOLÉON.

1812 .

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« Soldats,

« Yoilà la bataille que vous avez tant désirée. Désormais la victoiredépend de vous : elle nous est nécessaire ; elle nous donnera de l’abon-dance, de bons quartiers, et un prompt retour dans la patrie. Con-duisez-vous comme à Austerlitz, à Friedland, à Witepsk, à Smolensk ,et que la postérité la plus reculée cite avec orgueil votre conduite danscette journée ; que l’on dise de vous : 11 était à cette grande bataille dansles plaines de Moskou ! »

Bientôt parvenu en avant des talus de la redoute prise par le généralCompans, Napoléon met pied à terre, et l’action s’engage. Sous le feudes deux batteries du général Sorbier, les divisions Compans et Desaix,que le prince d’Eckmühl a lancées, marchent sur les positions de Ba-gration ; Poniatowski attaque par la vieille route de Smolensk ; Eugèneagit sur la grande route de Moskou : tout réussit d’abord; mais Com-pans, Desaix et Bapp, blessés,'le prince d’Eckmühl, renversé avec soncheval atteint d’une halle, ont compromis le premier succès : le maré-chal Ney reçoit de l’Empereur, presque placé sur la ligne d’attaque,l’ordre de recommencer le combat. Cependant le vice-roi a enlevé Bo-rodino. Le même triomphe couronne la valeur des maréchaux Ney etDavoust, réunis dans le hut d’emporter les redoutes de Bagration , et,malgré l’opiniâtreté de ses tentatives pour les reprendre, elles restenten notre pouvoir. L’aile gauche des Busses n’a plus d’appui. Pendantle nouveau mouvement que Napoléon fait faire au prince d’Eckmühl,Bagration , en péril, appelle à son secours Kutusoff ; mais assailli parle prince Eugène, maître de Borodino, Kutusoff n’a pu nous empêcherde forcer sa grande batterie du centre, vers laquelle il envoie inces-samment des secours à la division Paskevitch; et ce n’est qu’avec desefforts inouïs qu’elle parvient à rentrer dans la redoute que le généralBonami, qui l’a prise, s’obstine à défendre jusqu’au dernier soupir.Alors Kutusoff porte ses masses sur sa gauche : Napoléon , qui l’aprévu, engage ses réserves et fait avancer une batterie de quatre-vingtscanons. Les Russes se précipitent pour l’attaquer. Les carabiniers deLepaultre et de Chouars, les cuirassiers de Saint-Germain, les hussardsde Pajol et de Bruyères, s’élancent à leur tour et remportent une san-glante victoire. Enfin l’Empereur, un moment attiré par 3c beurra de