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Tome second.
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HISTOIRE DE NAPOLÉON. — 3813. 257

de Gross-Gœrsclien, de Klein-Gcerscben et de liai ma. La droite était sousles ordres du due de Raguse, aux défilés de Poserna. Le général Bertrandse dirigeait de Nossen sur cette position. Le duc de Reggio marchaitde Naumbourg sur Weissenfels , et le général Lauriston occupaitGunthersdorff ci l’extrême gauche. Le gros de l’armée française se tenaitentre le Flossgraben et la Luppe, en avant de la route de Weissenfels àLeipsick. L’avant-garde du prince de laMoskovva était à Gross-Gœrschen,sur le chemin de Lutzen à Pégau, par où l’ennemi avait débouché àl’insu de l’armée impériale. Le maréchal ne se doutait pas que les alliésfussent aussi près de lui. L’Empereur et nos troupes croyaient allerprendre les quartiers à Leipsick.

Dans la même nuit, l’ennemi, bien instruit de la marche confiantedes Français , avait fait ses dispositions. Le comte de Wittgenstein avaitordonné le mouvement des deux armées russe et prussienne sur la rivegauche de l’EIster. Elles formaient ensemble une masse de cent cinqmille combattants, soixante mille Eusses et quarante-cinq mille Prus-siens , et d’un cinquième plus forte que l'armée française. Elles débou-chèrent de Rotha et de Zvvickau, et franchirent l’Elster à Pégau et àZeitz . Le général York conduisait l’aile droite, le général Blücher lecentre, et le comte de Wittgenstein, successeur du vieux Kutusoff-Smolenski, mort à Buntzlau, en Lusace , s’était réservé le commande-ment de l’aile gauche, avec l’intention d’attaquer la droite de Napoléon dans sa marche sur Leipsick, et de le renfermer entre l’EIster, la Saale et la Luppe. A onze heures du matin, l’armée alliée était en bataille,la droite àWerben, la gauche à Domsen. Elle avait couché à trois lieuesde la nôtre.

Napoléon , cependant, n’avait d’autre but que de livrer la grandebataille qui devait lui ouvrir les portes de Dresde et le rapprocher de laBohème, en transportant en Silésie le théâtre de la guerre. Le généralLauriston exécutait l’ordre du vice-roi de se porter sur Leipsick, et des’y établir. Le vice-roi était en marche, et le maréchal Macdonald lesuivait avec le onzième corps. L’Empereur quitte Lutzen à neuf heuresaccompagné du maréchal Ney qui était venu recevoir ses ordres. Dansla route on aperçoit la fusillade de l’avant-garde du général Lauristonautour des premières maisons de Lindeneau. Au moment où l’Empe-reur, qui a mis pied à terre pour consulter ses cartes, fixe son attentionsur ce point, une épouvantable canonnade se fait entendre du côté de

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H.