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Tome second.
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264 HISTOIRE DE NAPOLÉON . — 1813.

dans ces circonstances. Frédéric-Auguste , réuni aux alliés, aurait puentraîner la défection de l’Allemagne , tourner contre nous son peupleet son armée ; rattaché à notre cause, il maintenait par son exempletoute la confédération, rassurait par sa présence la Pologne envahie,mais non pas affranchie du serment d’obéissance qu’elle lui avait prêté,et nous donnait encore des forteresses, des positions et des auxiliaires.Napoléon voyait en outre dans ce retour la preuve que le cabinet au-trichien n’avait pas pris jusqu’alors de parti décisif, puisqu’il laissaitsortir de Prague le roi de Saxe, pour venir se mettre à Dresde entreses mains, lui et son royaume : ainsi donc, malgré son attitude mena-çante de médiateur armé, ce cabinet se condamnait encore à un sys-tème de réserve. Pour fortifier davantage cette disposition d’un en-nemi caché, Napoléon se hâta d’envoyer en Italie le pi'ince vice-roi, quiavait fait prendre une si haute idée de lui aux coalisés dans l’expéditionde Moskou et dans les deux retraites de cette campagne. Le motif deces résolutions de l’Empereur était la nécessité bien sentie d’appuyerpar des démonstrations vigoureuses, soit le déploiement des grandsmoyens qu’il avait préparés depuis les remparts de Hambourg jus-qu’aux rives du Pô, soit ses négociations avec la maison d’Autriche , deplus en plus chancelante dans sa fidélité à notre alliance. En effet, ilétait résulté des confidences du roi de Saxe à Napoléon, et des lettressaisies à Dresde , une nouvelle certitude de la secrète union qui liaitétroitement M. de Metternich au comte de Nesselrode , par l’intermé-diaire de M. de Stakelberg, et l’Autriche à la ligue du Nord contre laFrance . On devait à la police de l’armée des preuves bien autrementpositives des sentiments plus qu’équivoques, pour ne pas dire hostiles,du cabinet de Tienne; mais, non moins influente au dehors que le re-tour miraculeux de Napoléon à Paris, après les revers de Russie , lavictoire imprévue de Lutzen était venue modifier pour le moment lapolitique autrichienne. Rassuré, disait-on, à Tienne, par le succès quel’on se plaisait à regarder comme un gage de paix, on s’est hâté de dé-pêcher M. de Ruhna à Dresde et M. de Stadion auprès des alliés. Dansla lettre dont M. de Ruhna est porteur, l’etnpereur d’Autriche écrit àson gendre : «Le médiateur et l’ami de Totre Majesté.... Il s’agit d’as-seoir sur des bases inébranlables la dynastie que vous avez fondée etdont l’existence s’est confondue avec la mienne. » Malgré ces belles pro-testations, l’Autriche ne craignait pas de révéler ses prétentions sur