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a entendue sur la gauche, du côté de Weissig, lui annonce que ses or-dres sont exécutés. Le 20 mai, à huit heures du matin, il se place surune hauteur, en arrière de Bautzen , et ordonne aux quatre corps d’ar-mée de franchir la Sprée , par différentes directions. Le duc de Beggio,qui commande la droite, marchera sur les hauteurs de Doberschau, oùs’appuie la gauche de l’ennemi ; il passera la Sprée à Grabschutz ; le ducde Tarente, chargé de l’attaque de Bautzen , passera la rivière sur lepont de pierre; le duc de Raguse jettera un pont de chevalets près de.Seydau, et fera son mouvement au-dessous de la ville , malgré le feudes Prussiens. En seconde ligne s’avancent les réserves de la garde, leduc de Trévise à leur tête ; à notre gauche, le général Bertrand menacel’aile droite des alliés, que conduit le maréchal Blücher ; il exécutera sonpassage à Niedergurick ou à Ninscliutz, position qu’il a ordre d’enlever.Le duc de Dalmatie dirige et accorde toutes ces opérations sous les yeuxde Napoléon , tandis que le prince de la Moskowa, avec les générauxBeynier et Lauriston, doit forcer le passage de la Sprée à Klix, occu-pée par Bardai, et se porter d’abord vers AAurschen, le grand quartiergénéral des alliés, et de là sur Hochkirch . A midi, les Français sont del’autre côté de la Sprée . Le général russe Miloradowitch est chassé dePriswitz par le duc de Tarente : Bautzen est enlevée, à l’escalade, parles marins de Compans. Le duc de Beggio a culbuté Gortschakow, etgagné les montagnes ; la cavalerie ennemie est canonnée jusqu’au défdéde Niedguritz, dont Bertrand s’est emparé après avoir emporté la po-sition de Ninschutz. Cependant le général Kleist , pressé par le duc deBaguse, entretenait un feu terrible le long de la Sprée , sur les hauteursde Nieder-Kayna, où il avait pour lui tout l’avantage du terrain. La né-cessité de conserver ce point central décide le maréchal Blücher , quivoit le combat des collines de Kreckwitz, à envoyer au général Kleist un renfort de trois mille hommes d’infanterie, et à garnir les défilés deNiedguritz d’une infanterie et d’une artillerie nombreuses, afin d'em-pêcher les Français de déboucher. Le général Kleist se maintient jus-qu’à la nuit entre le corps du prince de la Moskowa et le gros de l’ar-mée française; mais, pris en flanc à sa gauche par la division Bonnet,qui avait défilé de Bautzen , le général prussien opère sa retraite, etabandonne la position de Nieder-Kayna au général Bonnet, qu’il a euen tète depuis la première attaque. A sept heures du soir, l’ennemi étaitrejeté sur sa seconde ligne, et l’armée française, maîtresse des hau-