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Tome second.
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HISTOIRE DE NAPOLÉON. — 1813. 2G7

autour des trois villages, une masse de défense que les travaux liés en-tre eux par des ravins et des marécages rendent formidable.

L’apparition subite, à Hoyerswerda , du corps de Lauriston, quicouvrait la marche du prince de la Moskowa, dans le dessein de tour-ner la position de l’ennemi, avait surpris le généralissime comte deWittgenstein; mais, estimant que ce corps ne comptait guère plus devingt-cinq mille hommes, il se contenta de faire avancer à sa rencontrele général Bardai de Tolly avec dix-huit mille Russes , et le généra]York avec douze mille Prussiens. Les Russes prirent position à Klix,et les Prussiens à Wessig : ce village devint le théâtre d’un combat as-sez important.

Le comte Bertrand avait reçu l’ordre d’envoyer à Koenigswartha ladivision italienne du général Péri, pour maintenir la communicationavec les corps qui se portaient de Luckau et de Dobrilugk sur Hoyers-werda . Mais cette division, ayant négligé de s’éclairer, s’était vue as-saillie par le général York, culbutée et dispersée, avec perte de deuxmille hommes et de son artillerie. Le maréchal duc de Dalmatie s’ytransporta, et rétablit les affaires. Le comte de Yalmy, accouru rapi-dement avec sa cavalerie au secours de la division italienne, l’avait ral-liée; il reprit le village de Kœnigsvvartha, pendant que le général Lau-riston attaquait Weissig. Après une lutte opiniâtre, le village de Weissigfut emporté à la nuit, et le corps d’York rejeté sur la droite de laSprée. Cette action eut pour résultat l’occupation de la position deWeissig, où Lauriston coucha, et l’arrivée du prince de la Moskowaà Makersdorf. Le général Reynier soutenait le mai'échal Ney, à unelieue en arrière, et le contre-mouvement opéré par le prince de laMoskowa avait réalisé les craintes du comte de Wittgenstein. En effet,la droite des ennemis se trouvait débordée par trois corps de l’aile gau-che de notre armée, tant sur Preititz et Klein-Bautzen que du côté deBaruth et de Wurschen;mais il résulte de cette grande manœuvre que,le 19, soixante-dix mille hommes manquent à l’armée française, qui, lelendemain, doit donner la bataille de Bautzen. Napoléon n’aura en ligneque les 4% 11% 8° et 12 e corps.

Dans la soirée du 19, l’Empereur apprend qu’on a refusé verbale-ment de recevoir le duc de Yieence. Il ne reste donc plus qu’à com-battre. Napoléon prend ses dispositions définitives pour la journée dulendemain, et avec d’autant plus de confiance, que la cannonade qu’il