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Tome second.
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HISTOIRE DE NAPOLÉON. — 1813. 269

teurs qu’avait occupées l’armée combinée, venait de rendre inutileune partie des travaux élevés par les ennemis. Blücher seul s’étaitmaintenu à Kreckvvitz, où il se croyait inexpugnable. Ainsi fut gagnéela bataille de Bautzen . Au même moment, le maréchal Ney arrivait de-vant Klix avec les 3 e et 5 e corps. Ce point du passage de la Sprée est leseul, avec celui de Kreckvvitz, qui reste à reconquérir pour la journéedu lendemain. -

Non moins prévoyant qu’à Lutzen , Napoléon fait bivaquer en car-rés les troupes des ducs de Reggio , de Tarente, de Baguse et de Dal-matie, la garde impériale et la cavalerie du général Latour-Maubourg,et leur accorde quelque repos qu’il ne partage pas : toute la nuit sepasse à donner des ordres. Le 21 au matin, le duc de Reggio se trouveaux prises avec les alliés, qui, pour n’ètre pas coupés de la route deLobau et débordés à Hochkirch , ont porté tous leurs renforts de ce côté.Napoléon avait parcouru la veille la position ; il la reconnut encore avecsoin, et résolut définitivement de frapper le coup décisif sur la droitedes ennemis; c’était l’opération destinée au prince de la Moskovva. Maisce mouvement ne pouvant être exécuté avant midi, Napoléon fit annon-cer sur toute la ligne, que l’attaque générale aurait lieu à une heure, etque la bataille serait gagnée à trois. En attendant, les ducs de Reggio et de Tarente reçurent l’ordre d’entretenir l’action contre le corps deMiloradovvitch, formant l’aile gauche. Cette disposition de l’Empereuravait pour but de masquer sa véritable attaque. D’un autre côté, leprince de la Moskovva se disposait à forcer le passage à Klix, pour ma-nœuvrer derrière l'ennemi par Glein et Wurschen, en raison de l’ordredu matin, tandis que Napoléon se réservait de tenir en échec le centreet la gauche des alliés, où commandaient Bliicher et Miloradovvitch.

Alexandre a pris le change sur le dessein de Napoléon . Il croit queles Français ont le projet d’opérer à sa gauche pour lui fermer la re-traite sur Lobau ; Napoléon , au contraire, veut faire tourner sa droitepar le maréchal Ney. Tout favorise cette erreur. Dès cinq heures dumatin , le duc de Reggio, à notre extrême droite, attaque vivement lespositions que Miloradowitch doit défendre à tout prix, en avant du campd’Hochkirch . Aussitôt le général russe précipite toutes ses troupes surle 12 e corps, avec une telle impétuosité, que le duc de Reggio est rejetéan delà de Bidovvitz, en arrière de son point de départ. Le duc de Ta-rente, craignant que la division Gérard, qui lie les 11 e et 12 e corps,