270 HISTOIRE DE NAPOLEON . — 1813.
ne soit compromise par la retraite du 12% lui envoie l’ordre de se re-tirer. Mais Gérard a vu le péril de notre droite ; il demande , au con-traire , une brigade de plus au duc de Tarente, l’obtient, et tente avectant d’audace et d’habileté une attaque commencée sous ses yeux parle brave colonel Labédoyère , commandant le 112" régiment, que, deuxheures après, la division Gérard avait repris les positions du 12' corps.Pendant que ce succès important, soutenu par le 1 I e corps du côté deBabitz, rétablissait l’offensive contre la gauche de l’armée alliée, et l'em-pêchait de se dégarnir pour aller au secours de sa droite, le prince dela Moskovva forçait les Russes de Bardai au village de Klix , passait laSprée , chassait l’ennemi de Molschvvitz , tandis que Lauriston le ren-versait des hauteurs de Gottameld , et, poursuivant Bardai à Glein ,lui enlevait encore cette quatrième position. Ce fut sur le mamelon deGlein que le maréchal reçut, à dix heures , un billet au crayon , parlequel l’Empereur lui prescrivait de se porter, à onze heures, sur Prei-titz. Ce billet, expliquait l’ordre du 18 de se diriger sur Dresha, pourmarcher sur Hochldrch ; mais le maréchal voulut attendre le 7 e corps.Cependant, dans l’intervalle, il ordonna à Souham d’entrer à Preititz :il était trop tard. Bardai avait rétrogradé en bon ordre sur Baruth etRachel. Kleist était arrivé à son secours. Souham se trouva entre deuxfeux ; sa division se débanda et perdit beaucoup de monde. Enfin Reynierparut, vers une heure, à Klix, avec le 7" corps, et dans le même mo-ment Lauriston, avec le 5", marchait de Gottameld sur Baruth . Alorsle maréchal força Preititz avec trois divisions ; mais, tout à coup prisen flanc par l’artillerie que Blücher faisait descendre de Klein-Bautzen ,égaré par l’erreur du combat, Ney oublie la direction d’Hochkirch , etau lieu d’avancer à gauche, gravit sur la droite les hauteurs qui do-minent Klein-Bautzen. Ainsi fut manquée cette grande manœuvre, quidevait couper la retraite aux alliés.
Cependant Napoléon , s’apercevant que le prince de la Moskowa faisaitpeu de progrès, combina, pour y suppléer, de nouveaux efforts sur lecentre de Biücher, dégarni du corps de Kleist . Il était une heure. Le ducde Dalmatie se développa. La garde et la réserve de l’armée, infanterieet cavalerie, masquées par un rideau, pouvaient se porter sur la gaucheet sur la droite , selon les vicissitudes de la journée. Le maréchal, à latète du 4 e corps, attaque vivement les Prussiens de Ziethen, leur enlèveDobersclnitz et Plisskowitz et foudroie Kreckwitz. Placé tout à coup