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HISTOIRE DE NAPOLÉON . — 1813.dition, à elle seule, devait faire rejeter la trêve. Cependant, le 29, leDanemark avait renoué sou alliance avec la France , et l’armée da-noise, commandée par le comte de Schulembourg, était depuis lorssous les ordres du maréchal prince d’Eckmühl. C’était une conquêtepour Napoléon. Il n’a plus d’autres alliés, dans le Nord, que le Dane-mark et la Pologue. La Pologne, que l’Autriche a livrée aux Russes ,reste représentée auprès de la France par cette petite armée que l’illustrePoniatowski vient de soustraire au vasselage de la défection autri-chienne . Après avoir dù traverser désarmés les provinces de l’empereurd’Autriche, les Polonais ont repris leurs armes en mettant le pied dansla Lusace : ils n’ont plus d’autre patrie que le drapeau français . Aussi,Napoléon a décrété le 1 er juin, à Neumark , qu’ils sont tous à la soldede la France .
Le lendemain de la signature de la convention d’armistice, Napoléon a quitté son quartier général de Neumark; le 10, il occupe à Dresde lepalais Marcolini, situé dans un faubourg; le même jour, arrive le baronde Kaas, ministre de l’intérieur de Danemark , qui fait à l’Empereurd’intéressantes révélations. A Altona , les alliés n’ont épargné ni pro-messes ni menaces pour détourner cet ambassadeur d’aller remplir samission : ils avaient même été jusqu’à lui offrir d’annuler la cession dela Nomvége à la Suède ; mais, sur son refus, et pour se venger de l’at-tachement du Danemark envers la France , le lendemain de la prise deHambourg , l’apparition de la flotte anglaise était venue dans la radede Copenhague réveiller un affreux souvenir. Un capitaine de vaisseaun’avait pas craint de sommer le roi de souscrire sous quarante-huitheures le traité de la cession spoliatrice qu’une politique sans pudeuravait osé lui imposer, de remettre en dépôt la province de Drontheinet de donner vingt-cinq mille hommes à la ligue du Nord. Le roi avaitrepoussé avec fierté cette injurieuse sommation, et le prince royal deDanemark , déguisé en matelot, était parvenu à débarquer en Nomvége,oii il appelait les habitants à la défense nationale. Far le traité queM. de Kaas est venu stipuler à Dresde , son souverain met douze millehommes à la disposition de Napoléon , et ils pourront être portés jusqu’àla Vistule . Des instructions données au maréchal Davoust développentl’intérêt de cette destination. L’Empereur lui prescrit, si la guerre re-commence , d’être devant Hambourg avec quarante mille hommes.Quatre-vingt mille hommes marcheront sur Berlin . L’armée du Nord