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Tome second.
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. HISTOIRE DE NAPOLÉON. — 4813. 279

destinée à Bernadotte sera battue. On se portera de concert sur la Yis-tule. Dantzick sera débloquée !

L’Empereur reçut aussi M. de Bubna : au lieu d’apporter les ré-ponses aux demandes qu’avait faites le duc de Bassano à Dresde , etqu’il avait renouvelées à Liegnitz , cet envoyé se contenta de notifierau cabinet de France l’acceptation de la médiation autrichienne par lesalliés, et d’annoncer la prochaine arrivée de M. de Metternich pour lamême négociation. Cependant il a été autorisé à dire que la mission dubaron de Weissembourg à Londres a échoué, et que le cabinet britan-nique trouve à présent trop favorables encore à la France les bases de Luné-ville! Cette confidence faite par le gouvernement autrichien portait avecelle son commentaire.

La ville de Prague avait été adoptée pour le congrès ; l’empereurd’Autriche ne tarda point à se rendre, avec sa chancellerie et ses mi-nistres, au château de Gittschin, voisin de la capitale de la Bohème.Les souverains alliés s’étaient établis non loin de là, à ïrachemberg ,sur les bords de l’Oder. Un autre personnage parut aussi à Dresde lemême jour que M. de Bubna, ce fut le duc d’Otrante , cet homme quin’était pas le moins dangereux des amis de Napoléon , et qu’il ne fallaitpas laisser à Paris en de telles circonstances; aussi l’envoyait-on remplacerle comte Bertrand au gouvernement général d’Illyrie ; mais Fouché pritle temps de voir venir Metternich à Dresde . Cependant le mois de juins’écoulait sans que le congrès pût s’ouvrir, et les délais d’un armisticede quarante jours se consommaient sous les lenteurs du cabinet autri-chien . D’après le silence de M. de Bubna sur la question de l’alliancequi touchait particulièrement Napoléon , le duc de Bassano avait écrità M. de Metternich qu’il avait tous les pouvoirs nécessaires pour traiteret de la médiation et de l’alliance. Le 22, M. de Metternich annonçaqu’il était autorisé à signer une convention pour la médiation, et àconvenir de certaines réserves pour l’alliance. Ce jour même, le ducde Bassano répondit : L’Empereur, qui ne veut pas rendre son alliance oné-reuse à ses amis, ne fait aucune difficulté d’y renoncer. Il n’y avait doncplus ci traiter que de la médiation, d’après le généreux désintéressementde Napoléon. Aussi, le 27, M. de Metternich , débarrassé du fardeaude l’alliance, accourut à Dresde . Le lendemain, ce ministre fut admisà remettre à l’empereur Napoléon une lettre de son souverain; cetteaudience devint line longue conférence consacrée à l’exposition des pré-