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Tome second.
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HISTOIRE DE NAPOLÉON . — 181-1.qu’habile lui restait tout entière, et sans aucun péril, puisqu’il avaitpour appui les ordres du cabinet et la voix de la France .

Le 18, les alliés annoncent à nos plénipotentiaires, que les négocia-tions sont terminées par le fait de la France . Cette fatale nouvelle arriveau hameau de Châtres au moment où Napoléon écrivait à Caulaincourt :« II est bien temps de parvenir à savoir quels sont les sacrifices que laFrance ne peut éviter de faire pour obtenir la paix. » Le 19, les alliésrappellent avec dérision au duc de Yicence que, six semaines aupara-vant, il a offert pour un armistice ce qu’il refuse aujourd’hui pour lapaix. Cependant, le môme jour, le duc de Yicence leur déclare qu’il nepeut encore regarder sa mission comme terminée, qu’il doit attendre les ordresde sa cour.... Ce sont les dépêches de Reims du 17. Il quitte, le 21 aumatin, Chàtillon, où restent encore les plénipotentiaires des alliés. Toutnous devient funeste : les dépêches de l’Empereur avaient été confiéesà l’auditeur Frochot : l’ennemi le retarde dans sa route ; il n’a pu re-joindre le duc de Yicence que le 21, et il le rencontre à quelques lieuesde Chàtillon ! Frappé de la teneur de ces dépêches du 17, Caulaincourts’arrête à Joigny, d’où il écri vait àM. de Metternich , que le courrier qu’ilvient de recevoir a augmenté ses regrets. Ce qu’il m’a apporté, dit-il, ne melaisse pas de doute sur la possibilité qu’on aurait eue à s’entendre, même à Chà-tillon. C’était peut-être le cas d’y retourner; les plénipotentiaires desalliés avaient seuls titre pour recevoir cette confidence.