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Tome second.
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358
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358 HISTOIRE DE NAPOLÉON . — 1814,

de troupes à Paris , » lui répondit Belliard. « N’importe, reprit l’Em-pereur, j’j trouverai la garde nationale; mon année m’y rejoindra de-main ou après, et j’y rétablirai les affaires. Suivez-moi avec toute votrecavalerie. — Votre Majesté s’expose, répondit Belliard, à être prise età faire saccager la capitale; elle est entourée par cent trente millehommes. Je n’en suis sorti que par une convention, je ne puis y ren-trer, ni moi ni mes troupes. » Après ces mots, Napoléon s’acheminevers la maison de poste, ordonne de prendre position et se résout àenvoyer le duc de Vicence pour traiter, Parvenu, non sans peine, àBondy, quartier général de l’empereur Alexandre, le duc de Vicence rendit compte des ordres dont il était chargé. Alexandre remit sa ré-ponse après l’entrée à Paris, qui allait avoir lieu. Le duc de Vicence revint attendre dans cette ville l’audience du czar, et Napoléon se dé-cida à attendre à Fontainebleau le résultat de cette dernière négociation.

Cinquante mille hommes lui restent; iis arrivent de la Champagnepar Sens, de Paris par Essonne . Ces débris de l’honneur militaire de laFrance vont se reconnaître en se serrant autour du grand capitaine pourlequel ils sont toujours prêts à combattre et à mourir. Les soldats deMarmont, de Mortier, qui viennent d’illustrer encore une fois nosaigles, doivent protéger contre la ville ennemie, contre la capitale,le quartier général de l’Empereur, il donne à son ancien aide de camp,à Marmont, le poste de confiance qui couvre le camp de Fontainebleau .