morcellement de ce beau pays en plusieurs mo-narchies ou républiques indépendantes : sa lon-gueur est sans proportion avec sa largeur. Si l’I-talie eût été bornée par le Mont-Vellino, c’est-à-dire à peu près à la hauteur de Rome , et quetoute la partie de terrain comprise entre leMont-Yellino et la mer d’Ionie , y compris laSicile, eût été jetée entre la Sardaigne , la Corse,Gênes et la Toscane , elle eût eu un centre, prèsde tous les points de la circonférence ; elle eûteu unité de rivières, de climat, et d’intérêtslocaux. Mais, d’un côté, les trois grandes îlesqui sont un tiers de sa surface, et qui ont desintérêts, des positions, et sont dans des circon-stances isolées, d’un autre côté cette partie dela péninsule au sud du Mont-Yellino, et quiforme le royaume de Naples , sont étrangères anxintérêts, au climat,- aux besoins de toute la val-lée du Pô. Ainsi, pendant que les Gaulois pas-saient les Alpes cottiennes, 600 ans avant Jésus-Christ , et s’établissaient dans la vallée du Pô, lesGrecs débarquaient sur les côtes méridionalespar la mer Ionienne , et fondaient les coloniesde Tarente, de Salente, de Crotone , de Sabargte,états qui furent connus sous le nom génériquede Grande-Grèce. Rome , qui subjugua et laGaule et la Grèce, rangea toute l’Italie sous seslois. Quelques siècles après Jésus-Christ , lorsque
Schliessen