CAMPAGNES DE 1796 ET 1797 EN ITAI.IE. i 3
prince; il a été régent; il était d’un caractèrefacile ; les écrivains lui ont été favorables ; tandisqueMarsin, resté mort sur le champ de bataille,n’a pas pu se défendre. On sait pourtant qu’ilprotesta, en mourant, sur le parti que l’on pritde rester dans les lignes. Mais quel était le gé-néral en chef de l’armée française d’Italie ? Leduc d’Orléans. Marsin, Lafeuillade , Albergotti,étaient sous ses ordres; il dépendait de lui deprendre ou non les avis d’un conseil de guerre,il le présida ; il dépendait de lui de se conformerou non à l’opinion de ce conseil de guerre. Leprince n’a pas été troublé dans son commande-ment; personne ne lui a refusé obéissance.i° S’il eût donné l’ordre à l’armée de sortir deses lignes ; a° s’il eût donné l’ordre à la gauchede passer la Doire pour renforcer la droite;3 ° s’il eût donné positivement l’ordre à Alber-gotti de repasser le Pô, et que les générauxeussent refusé d’obéir, sous prétexte qu’ils nelui devaient pas obéissance ; tout serait bien, leprince serait disculpé... Mais, dit-on, Albergottin’obéit pas à l’ordre qu’il reçut de faire un dé-tachement sur la rive droite du Pô; il s’est per-mis des observations. Eh! c’est ce qui arrive tousles jours; ce 11e fut pas un acte de désobéis-sance : si le prince lui eût envoyé un ordre po-sitif, s’il se fût porté à son camp d’un temps de