CAMPAGNES 1)E I 79 G ET f 797? KN ITALIE . 4 IVII e OBSERVATION.
L’armée française qui marcha sur Home necomptait que 4 >°°° Français ; elle était, il estvrai, de 9,000 hommes, en y comprenantles bataillons de nouvelle levée, Milanais etPolonais, qui ne pouvaient pas encore êtreprésentés en ligne contre des troupes régu-lières. Les efforts de la cour de Rome furentassez grands, mais produisirent peu de résul-tats. Quand une nation n’a pas de cadres et unprincipe d’organisation militaire, il lui est biendifficile d’ organiser une armée. Si la France ,en 1790 , a mis si promptement sur pied debonnes armées, c’est qu’elle avait un bon fonds,que l’émigration l’améliora plutôt qu’elle ne ledétériora. La Romagne et les montagnes del’Apennin étaient fanatisées, l’influence desprêtres et des moines était toute puissante; lesmoyens des missions, des prédications et desmiracles étaient efficaces. Les peuples de l’Apen-nin sont naturellement braves; 011 y retrouvequelques étincelles du caractère des anciensRomains; cependant ils ne purent opposer au-cune résistance à une poignée de troupes biendisciplinées et bien conduites. Le cardinalRusca citait à tout propos la Vendée. La Ven-dée s’est trouvée dans des circonstances par-