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Tome quatrième.
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IVOTES ET IIlit.ANGES. I 09

tique et conforme à l’intérêt de l’Angleterre ?3° La guerre était-elle alors à désirer pour laFrance ? 4° Quels étaient, dans cette circon-stance, les intérêts de Napoléon ? Pitt se refusaà entrer en négociation, dans l’espérance qu’encontinuant la guerre, il obligerait la France àrappeler les princes de la maison de Bourbon ,et à rétrocéder la Belgique à la maison d’Au-triche . Si ces deux prétentions étaient légitimeset justes, il a pu, en justice, se refuser à la paix;mais si l’une et l’autre sont illégitimes et in-justes, il a rendu son pays responsable de tousles malheurs de la guerre. Or la république avaitété reconnue par toute l’Europe; l’Angleterreelle-même l’avait reconnue en chargeant, en1796, lord Malmesbury de ses pouvoirs pourtraiter avec le directoire. Ce plénipotentiaires’était rendu successivement à Paris et à Lille ;il avait négocié avec Charles Lacroix, Letour-neur et Maret, ministres du directoire ; d’ail-leurs la guerre n’avait pas pour but le retourdes Bourbons. Les provinces de la Belgique avaient été cédées par l’empereur d’Autriche au traité de Campo-Formio, en 1797; l’Angle-terre avait reconnu leur réunion à la France par les négociations de lord Malmesbury à Lille .Elles faisaient légitimement partie de la répu-blique. Vouloir les en séparer, c’était vouloir