Band 
Tome quatrième.
Seite
111
JPEG-Download
 

NOTES ET MÉLANGES. I I I

connaissances et les talents militaires n’étaientpas douteux; il avait été élevé par l’assentimentde la nation : à son nom seul la Vendée s’étaitdéjà soumise, les armées de la Russie étaienten marche pour repasser la Vistule : lord Gren-ville lui-même convenait que quand le premierconsul voudrait céder la Belgique , le peuplefrançais en masse s’y opposerait : ainsi l’objetde la guerre était populaire en France . Les coursde Berlin, de Vienne et de Londres , se trom-pèrent en 1792 : les circonstances étaient sinouvelles! Mais, en 1800, les hommes d’étatd’Angleterre étaient-ils excusables de tomberdans la même erreur ? Il était donc probableque la campagne de 1800 serait favorable à laFrance, que cette puissance reprendrait l’Italie ,et que si enfin, contre toute probabilité, le suc-cès de la campagne était douteux, il ne rem-plirait pas du moins le but que se proposait leministère anglais ; il lui faudrait donc continuer,pendant plusieurs années, d’immenses subsides,car il ne pouvait espérer d’arracher la Belgique à la France que par la réunion de la Russie et dela Prusse, ou du moins d’une de ces deux puis-sances, à la coalition. Or ce résultat politique11e pouvait pas être obtenu par la campagnede 1800. U ne fallait donc pas courir les chancesde cette campagne.