NOTES ET MELANGES.
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maire, l’opinion unanime du peuple pour l’éle-ver à la suprême magistrature, l’avaient sansdoute placé bien haut ; mais un traité de paixqui eût dérogé à celui de Campo-Formio, eteût annulé toutes ses créations d’Italie , eût flétriles imaginations, et lui eût ôté ce qui lui étaitnécessaire pour terminer la révolution , établirun système définitif et permanent; il le sentait;il attendait avec impatience la réponse du cabi-net de Londres . Cette réponse le remplit d’unesecrète satisfaction : plus les Grenville et lesChatam se complaisaient à outrager la révolu-tion, et à montrer ce mépris qui est l’apanagehéréditaire de l’oligarchie, plus ils servaient lesintérêts secrets de Napoléon, qui dit à son mi-nistre : « Cette réponse ne pouvait pas nous être« plus favorable. » Il pressentait dès lors qu’avecdes politiques si passionnés, il n’éprouverait pasd’obstacles à remplir ses hautes destinées. Pitt,si distingué d’ailleurs par ses talents parlemen-taires et ses connaissances de l’administrationintérieure, était dans la plus parfaite ignorancede ce qu’on appelle politique ; en général, lesAnglais n’entendent rien aux affaires du conti-nent, surtout à celles de France .
La gloire de la France a été portée au plushaut point; toute l’Europe lui était soumise, etle ministère"anglais a été obligé, peu de mois
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iv.