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Tome quatrième.
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nald, et qui était en marche pour s’approcherdu Pô : cette réunion faite, il était maître del’Italie. 3° Du Tésin il fit sa retraite sur Turin ,laissant Suwarow maître de se porter sur Gênes ,et de le couper entièrement de l’armée de Naples :il s’aperçut à temps de cette faute, et revint entoute hâte par la rive droite du Pô sur Alexan-drie ; mais quelques jours après il commit lamême faute en marchant sur Côni , et abandon-nant entièrement l’armée de Naples et les hau-teurs de Gênes . 4° Pendant qu’il marchait àl’ouest, Macdonald arrivait avec l’armée deNaples sur la Spezia; au lieu d’opérer sa jonc-tion avec ce général sur Gênes, derrière l’Apen-nin , et de déboucher, réunis par la Bocchetta,pour faire lever le siège de Mantùue, Moreauprescrivit à Macdonald de passer l’Apennin , etd’entrer dans la vallée du Pô, pour opérer sajonction sur Tortone ; il arriva ce qui devaitarriver : l’armée de Naples seule eut à suppor-ter tous les efforts de l’ennemi aux champs dela Trebbia, et l’Italie alors fut véritablementperdue.

En 1799, Moreau ne jouissait d’aucun créditni dans l’armée ni dans la nation ; sa conduiteen fructidor 1797 l’avait discrédité dans tous lespartis; il avait gardé pour lui les papiers trouvésdans le fourgon de Klinglin ; papiers qui prou-