mûtes et mélanges. iig
vaient les correspondances de Pichegru avec leduc d’Enghien et les Autrichiens, ainsi que lestrames des factions de l’intérieur pendant quePichegru , masqué par la réputation qu’il avaitacquise en Hollande, exerçait une grande in-fluence sur la législature. Moreau trahit sonserment, et viola ses devoirs envers son gou-vernement en lui dérobant la connaissance depapiers d’une si haute importance, et auxquelspouvait être attaché le salut de la république;si c’était son amitié pour Pichegru qui le por-tait à ce coupable ménagement, il fallait alorsne pas communiquer ces papiers au momentoù leur connaissance n’était plus utile à l’état,puisqu’après la journée du 18 fructidor, le partiétait abattu et Pichegru dans les fers. La pro-clamation de Moreau à l’armée, et sa lettre àBarthélemy, furent un coup mortel qui privaPichegru et ses malheureux compagnons de laseule consolation qui reste aux malheureux,l’intérêt public.
Moreau n’avait aucun système ni sur la poli-tique, ni sur le militaire; il était excellent soldat,brave de sa personne, capable de bien remuersur un champ de bataille une petite année, maisabsolument étranger aux connaissances de lagrande tactique. S’il se fût mêlé dans quelquesintrigues pour faire un i8 brumaire , il eût