NOTES ET MELANGES.
française, victorieuse en Italie , pût opérer au-cune diversion capable de l’arrêter , puisque ,pour s’asseoir dans la vallée du Pô , il lui fallaitprendre Alexandrie, Tortone et Mantoue ; cequi exigeait une campagne entière : toute diver-sion qu’elle eût voulu opérer sur la Suisse eûtété sans effet. Du dernier col des Alpes on peutentrer en Italie sans obstacle; mais des plainesd’Italie on eût trouvé à tous les pas des posi-tions , si on eût voulu pénétrer dans la Suisse .Si l’armée française était victorieuse sur la fron-tière prédominante, tandis que celle sur la fron-tière secondaire d’Italie serait battue, tout cequ’on pouvait craindre était la prise de Gènes ,une invasion en Provence,ou peut-être le siègede Toulon ; mais un détachement de l’arméed’Allemagne qui descendrait de Suisse dans lavallée du Pô, arrêterait court l’armée ennemievictorieuse en Italie et en Provence . Il con-clut de là qu’il ne fallait pas envoyer à l’arméed’Italie , au-delà de ce qui était nécessaire pourla porter à 4o,ooo mille hommes, et qu’il fal-lait réunir toutes les forces de la république àportée de la frontière prédominante : en effet,i4o,ooo hommes furent réunis depuis la Suisse jusqu’à Mayence, et une deuxième armée, cellede réserve, lut réunie entre la Saône et le Jura en deuxième ligne. L’intention du premier con-