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tait rien. Moreau ne commandait pas d’armées,elles étaient toutes entre les mains d’hommesd’une faction opposée ; Masséna qui venait desauver la France à Zurich , Brune qui venait debattre le duc d’York et de sauver la Hollande,jouissaient alors d’une plus grande réputation.Moreau, qui à la tache de fructidor joignit cel-les des défaites de Cassano et de la Trebbia ,auxquelles on attribuait la perte de l’Italie , étaitpeu en faveur; mais c’est justement parce qu’ilétait alors peu accrédité, que le danger ne pou-vait venir, s’il y en avait du côté des armées,que de la part du parti opposé, que le gouver-nement consulaire accorda une grande con-fiance à ce général, et lui confia une armée dei4o mille hommes, dont le commandement s’é-tendit de la Suisse au bord du Meyn.
Il n’y eut aucune discussion sur le plan decompagne de 1800 entre Moreau et le ministrede la guerre. Napoléon, en considérant la posi-tion de la France , reconnut que des deux fron-tières sur lesquelles on allait se battre, celled’Allemagne, celle d’Italie , la première était laIrontière prédominante. En effet, si l’armée dela république eût été battue sur le lthin, et vic-torieuse en Italie, ] l’armée autrichienne eût puentrer en Alsace, en Franche-Comté ou en Bel-gique , et poursuivre ses succès sans que l’armée