NOTES ET MÉLANGÉS.
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aucune circonstance plus favorable; car il nefut jamais un meilleur rideau qu’une rivièreaussi large que le Rhin , pour masquer desmouvements ; le succès était infaillible. Moreaune le comprenait pas; il voulait que la gauchedébouchât par Mayence, ce à quoi le premierconsul ne voulut pas consentir; mais les cir-constances de la république ne lui ayant paspermis de se rendre à l’armée, il dit alors à sonministre, qu’il était impossible d’obliger un gé-néral en chef à exécuter un plan qu’il n’enten-dait pas; qu’il fallait donc laisser Moreau dirigerses colonnes à sa volonté, pourvu qu’il n’eûtqu’une seule ligne d’opérations et ne manœu-vrât que sur la rive droite du Danube .
Moreau ouvrit la campagne, sa gauche com-mandée par Sainte - Suzanne, par le pont deRehl; Saint-Cyr passa le pont de Neufbrissach ;la réserve passa à Bâle , et Lecourbe, cinq joursaprès, passa à Stein : à peine Sainte-Suzanneeut-il passé, que Moreau s’aperçut que ce corpsétait compromis, il le fit repasser à Neufbris-sach. Cette ouverture de campagne est contraireaux premières notions de la guerre ; il fit ma-noeuvrer son armée dans le cul-de-sac du Rhin ,dans le défilé des montagnes Noires, devantune armée qui était en position. Moreau ma-nœuvra comme si la Suisse eût été occupée par