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Tome quatrième.
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ia6 mémoires de napoléon.

l’ennemi, ou eût été neutre ; il ne sentit pas leparti que l’on pouvait tirer de cette importantepossession, en débouchant par le lac de Con-stance . Le général Kray, ainsi prévenu, réunitses troupes à Stockach et à Engen , avant l’ar-mée française ; il n’éprouva aucun mal ; il eûtété perdu sans ressource, si Moreau eût pucomprendre qu’il fallait que toute son arméedébouchât par oû déboucha Lecourbe Le dé-tail d’opérations si mal conduites faisait souventdire au premier consul : « Que voulez-vous ? ils«n en savent pas davantage ; ils ne connaissent« pas les secrets de l’art , ni les ressources de la« grande tactique ! »

Nous n’avons pas besoin de réfuter l’assertionque le premier consul voulait déboucher desmontagnes de la Suisse en Italie , sans prendrel’offensive sur le Rhin , cela est trop absurde.Bien loin de là, il ne croyait pas que la diver-sion par le Saint-Gothard fût possible, si aupréalable on n’avait battu et rejeté l’armée au-trichienne au-delà du Lech; car l’opération del’armée de réserve eût été une insigne folie si,au moment où elle fût arrivée sur le Pô, l’arméeautrichienne d’Allemagne eût pris l’offensive etbattu l’armée française. S’il eût voulu à touteforce, et conduit par la passion, prendre d’abordl’Italie , qui l’eût empêché de laisser l’armée