NOTES ET MÉLANGES. I27
d’Helvétie dans la situation où elle se trouvaiten janvier 1800, et d’envoyer les 40,000 hommesdont il la renforçait à Gênes , ce qui aurait permisà Masséna de s’avancer sur le Pô ? Napoléon sa-vait bien que l’Italie n’était pas la conséquenced’une victoire en Allemagne , que c’était le co-rollaire des succès obtenus sur la frontière pré-dominante.
Rewbell ayant eu occasion d’entretenir lepremier consul en février 1800, lui dit: «Vous« réunissez une belle armée sur le Rhin ; vousu avez là toutes les troupes de la France : ne« craignez-vous pas les inconvénients de mettre« tant de troupes dans une seule main? cette« considération politique m’a toujours fait main-« tenir les deux armées de Rhin-et-Moselle et de« Sambre-et-Meuse ; peut-être cet inconvénient« est-il moindre vis-à-vis de vous que le soldat« regarde comme le premier général ; cepen-« dant, croyez-moi, allez à cette armée vous-« même, sans cela vous en éprouverez de grands« inconvénients. Je sais que Moreau n’est pas« dangereux ; mais les factieux, les intrigants de« ce pays-ci, quand ils s’attachent à un homme,« suppléent à tout. »
Pendant l’armistice de Pahfsdorf, Moreauayant fait un voyage à Paris, descendit aux Tui-leries ; il n’était pas attendu : comme il était avec