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Tome quatrième.
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MÉMOIRES DE NAPOLÉON.

(Page n.)

- Nous avons cru devoir rapporter avec quelques détails cette pre-« mière négociation pour la paix générale entre le tabinet de Londres

• et le premier consul; elle fut conduite par lord Grenville avec beau-

- coup de circonspection, mais avec le désir de la voir échouer. M. de« Talleyrand , qui en espérait une meilleure issue, y mit beaucoup d’a-

- dresse. On y vit à découvert cette politique impérieuse et tranchante« de Bonaparte , qui lui réussit long-temps, mais qui le perdit. Il y avait

- donc une assez grande différence entre les deux projets d’armistice« naval pour rallumer la guerre. Le fol espoir de conserver les résultats. incertains d’une expédition avortée, et cette colonie d’Égypte , qu’il« regardait comme son plus beau trophée, devait-il l’emporter sur les

* intérêts de la France , l’affranchissement du commerce et le repos de« l’Europe .

La France avait fait des propositions de paixau mois de janvier 1800 : ses démarches loyaleset conciliatrices avaient été repoussées ; maissix mois s’étaient à peine écoulés que lord Gren-ville était obligé de chanter la palinodie. LordMinto, ambassadeur à Vienne, remit une note,dans laquelle il témoigna le désir du cabinet deSaint-James, d’entrer en négociation de paixavec la France conjointement avec l’Autriche :cette ouverture n’était pas sincère ; l’Angleterrene voulait intervenir dans les négociations quepour les faire traîner en longueur, et y trouverdes prétextes pour rattacher la Russie à la coa-lition. En effet, si l’Angleterre voulait la paix,qui l’empêchait de conclure directement, en