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Tome quatrième.
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NOTES ET MÉLANGES. l3y

autorisant l’Autriche à conclure directement deson côté ?

En se présentant à Lunéville , et faisant causecommune avec la cour de Vienne , elle voulaitdonc sacrifier une partie de ses conquêtes d’outre-mer, pour racheter les pays conquis par la France en Allemagne et en Italie ? L’égoïsme de la poli-tique insulaire était trop connu pour que l’onpût se bercer de pareilles illusions : la paix étaitfacile à conclure avec l’Autriche ; il y avait unantécédent auquel on pouvait se rapporter, letraité de Campo-Fonnio; la paix avec l’Anglet erreétait au contraire hérissée de difficultés : le der-nier état de choses était le traité de 1783, et de-puis ce temps le monde avait changé. Admettreun négociateur anglais à Lunéville , c’était luimettre en mains la navette et les fils, pour tra-mer une nouvelle coalition.

Cependant le cabinet des Tuileries , pourmieux se convaincre de la vérité de ses conjec-tures, proposa d’abord d’ouvrir les négociationsde Lunéville avec les ministres d’Autriche etd’Angleterre, à condition toutefois que, pen-dant ce temps, les hostilités continueraient surterre et sur mer; ce qui était conforme à l’usagede tous les temps. Les traités de Westphalie,d’Utrecht, d’Aix-la-Chapelle , etc., avaient étéconclus ainsi : la supériorité des armées fran-