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faits sous-officiers et ont obtenu la légion-d’hon-neur; il en existe sans doute encore en France .
Mais quelle était la puissance qui pouvait at-taquer l’Egypte ? La Porte ottomane ? elle avaitperdu ses deux armées de Syrie et de Rhodes ;les batailles des Pyramides, du mont Thabor etd’Aboukir avaient décelé toute la faiblesse desarmées ottomanes. Le grand-visir avec un ramas-sis de canaille asiatique, n’était pas un épouvan-tail, même pour les habitants. La Russie ? c’étaitun fantôme dont on menaçait l’armée. Le czardésirait que l’armée française se consolidât enEgypte ; elle jouait son jeu, et lui ouvrait lesportes de Constantinople . Restait donc l’Angle-terre? mais il fallait une armée d’au moins 3 G,ooohommes pour réussir dans une pareille opéra-tion , et l’Angleterre n’avait pas cette armée dis-ponible. Il était évident, puisque l’Angleterreétait parvenue à former une seconde coalition,quelle conquerrait l’Égypte en Italie, en Suisse ou en France .
Mais d’ailleurs l’armée d’Orient pouvait rece-voir des secours de France pendant l’hiver; rienne pouvait l’empecher.
La destruction de l’escadre d’Aboukir fut ungrand malheur sans doute, mais la perte de onzebâtiments, dont trois étaient très vieux, n’étaitpas irréoarable. Dès le mois d’août 1799, l’ami-