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Tome quatrième.
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NOTES ET MÉLANGES.

vie si précieuse dans une occasion où son géné-ral de brigade pouvait le remplacer.

Quand le général en chef prit le parti d’ac-courir en Europe au secours de la république,il pensa d’abord à laisser le commandement àDesaix; ensuite à amener avec lui en FranceDesaix et Kléber; et enfin il résolut d’amener lepremier et d’investir le second du commande-ment. Ce serait une singulière marque de jalou-sie que d’élever un général de division au postede général en chef! Il est fâcheux de lire unetelle assertion dans un ouvrage estimable ; carenfin de quoi aurait pu être jaloux le vainqueurde tant de batailles ? et quelle preuve de jalousiea-t-il donnée ?

L’armée d’Égypte pouvait se maintenir etmême se perpétuer dans le pays sans recevoiraucun secours de France : les vivres, les objetsd’habillement, tout ce qui est nécessaire à unearmée se trouvait en abondance en Égypte . Ily avait des munitions de guerre pour plusieurscampagnes. D’ailleurs Champy et Conté avaientétabli des poudrières : l’armée avait des cadrespour 80,000 hommes ; elle pouvait faire autantde recrues qu’elle voulait, spécialement parmiles jeunes gens cophtes, grecs, syriens et noirsde Darfour et de Sennaar. La 21 e demi-brigadea recruté 5 oo Cophtes , dont plusieurs ont été

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