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MÉMOIRES DE NAPOLÉON.
Suite de la lettre de Kléber.
de sa propriété : son cœur est sans cesse ouvertà l’espoir d’un changement favorable.
G. Les mamelucks sont dispersés, mais ilsne sont pas détruits. Mourad-bey est toujoursdans la haute Égypte avec assez de monde pouroccuper sans cesse une partie de nos forces : sion l’abandonnait un moment, sa troupe segrossirait bien vite, et il viendrait nous inquié-ter sans doute jusque clans la capitale, qui,malgré la plus grande surveillance, n’a cesséjusqu’à ce jour de lui procurer des secours enargent et en armes.
Ibrahim est à Gaza avec environ 2,000 ma-melucks , et je suis informé que 3 o,ooo hommesde l’armée du grand-visir et de Djezzar-pacha ysont déjà arrivés.
H. Le grand-visir est parti de Damas, il y aenviron vingt jours; il est actuellement campéauprès d’Axre.
I. Telle est, citoyens directeurs, la situationdans laquelle le général Bonaparte m’a laissél’énorme fardeau de l’armée d’Orient ; il voyaitla crise fatale s’approcher. Vos ordres, sansdoute, ne lui ont pas permis de la surmonter.Que cette crise existe, ses lettres, ses instruc-tions, sa négociation entamée, en font foi : elle