NOTES ET MÉLANGES. 17g
Suite des observations de Napoléon .
L’Egypte ne courait donc de danger quepar le mauvais esprit qui s’était mis dans l’état-major.
La peste, qui avait affligé l’armée en 17991lui avait fait perdre 700 hommes. Si celle quil’affligerait en 1800 lui en faisait perdre i, 5 oo,elle serait donc double en malignité : dans cecas , le général partant voulait prévenir lesseuls dangers que pouvait courir l’armée, etdiminuer la responsabilité de son successeur,l’autorisant à traiter, s’il ne recevait pas denouvelles du gouvernement avant le mois demai 1800, à condition que l’armée française resterait en Égypte jusqu’à la paix générale.
Mais enfin le cas n’était point arrivé : onn’était pas encore au mois de mai, puisqu’onn’était qu’au mois de septembre ; on avait donctout l’hiver à passer, pendant lequel il étaitprobable que l’on recevrait des nouvelles deFrance ; enfin la peste n’affligea pas l’armée en1800 et 1801.
L. Le fort d’El-Arisch, qui peut contenir5 ou 600 hommes de garnison, est construiten bonne maçonnerie ; il domine les puits etla forêt de palmiers de l’oasis de ce nom. C’estune vedette située près de la Syrie , la seuleporte par où toute armée qui veut attaquer