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Tome quatrième.
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] 8O MÉMOIRES DE NAPOLÉON .

Suite de la lettre de Kléber.

comme, lors du départ de Bonaparte , cettegarnison n’avait pas pour quinze jours de vivresen avance, il ne faudrait pas plus de temps pourl’obliger à se rendre sans coup férir.

Les Arabes seuls étaient dans le cas de fairedes convois soutenus dans ces brûlants déserts ;mais, d’un côté, ils ont été tant de fois trompés,que, loin de nous offrir leurs services, ils s’éloi-gnent et se cachent ; d’un autre côté, l’arrivéedu grand-visir, qui enflamme leur fanatisme etleur prodigue des dons, contribue tout autantà nous en faire abandonner.

M. Alexandrie n’est point une place, c’estun vaste camp retranché; il était, à la vérité,assez bien défendu par une nombreuse artil-lerie de siège : mais, depuis que nous avonsperdu cette artillerie dans la désastreuse cam-pagne de Syrie; depuis cpie le général Bonaparte a retiré toutes les pièces de marine pour armerau complet les deux frégates avec lesquelles ilest parti, ce camp ne peut plus offrir qu’unefaible résistance.

iV. Le général Bonaparte enfin s’était faitillusion sur l’effet que devait produire le succèsqu’il a obtenu aux portes d’Aboukir ; il a eneffet détruit la presque totalité des Turcs quiavaient débarqué : mais qu’est-ce qu’une perte