NOTES ET MÉLANGES. 199
Nantes , qui était depuis un demi-siècle un desoracles de la chrétienté, en était l’ame : depuiscette époque, toutes les discussions sont deve-nues publiques.
Fox , causant avec Napoléon après le traitéd’Amiens , lui reprocha de n’avoir pas obtenule mariage des prêtres, il lui répondit : « J’avais« et j’ai besoin de pacifier; c’est avec de l’eau« et non avec de l’huile qu’on calme les volcans« théologiques : j’aurais eu moins de peine à« établir la confession d’4icgsbourg dans mon« empire. »
Depuis le couronnement, il y eut des dis-cussions pour les chapeaux de cardinaux, pourdes réticences que le pape s’était permises dansses allocutions sur les lois organiques, sur desbrefs de pénitencerie ; pour quelques circon-scriptions des évêchés de Toscane et de Gênes ,pour quelques affaires secrètes , relatives auroyaume d’Italie ; mais aucune de ces discus-sions n’occupa directement les deux souverains;elles furent constamment abandonnées auxsoins des chancelleries , qui traitèrent toutes cesaffaires avec modération et sagesse.