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religieux? Ces ordres n’étaient-ils donc pas abo-lis en France et en Italie ? La vente de leursbiens n’avait-elle donc pas été consommée etratifiée par le concordat?—8" Comment sup-poser que, brouillé avec la cour de Rome, il aitdemandé le mariage des prêtres ; ce qui eût été,de gaîté de cœur, donner beau jeu à ses enne-mis? Que lui importait le célibat des prêtres 1Avait-il du temps à perdre en discussions théo-logiques? — g° Quel intérêt pouvait-il avoir queJoseph Bonaparte fût sacré par le pape, roi deNaples? Si le pape l’eût voulu, il s’y serait op-posé de peur qu’il n’en voulût prendre acte desuzeraineté sur Naples.
La correspondance directe de l’empereur etdu pape, depuis i 8 o 5 à 1809, est restée se-crète; elle ne roulait que sur des affaires tem-porelles, sur lesquelles il n’avait besoin ni duconsentement, ni de l’avis de ses évêques;mais,en 1809, lorsque par le bref de Savone adresséau chapitre de Florence et à celui de Paris , lepape, s’appuyant d’un passage du concile deLyon, prétendit troubler l’exercice des vicairescapitulaires, pendant les vacances des sièges, lesdiscussions entrèrent dans la spiritualité. Alorsil sentit le besoin du conseil et de l’interventiondu clergé : il établit un conseil de théologiens :le choix qu’il fit fut heureux; l’évêque de