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NOTES ET MÉLANGES.
garderait la donation de Charlemagne commenon avenue, et confisquerait le patrimoine desaint Pierre , sans que cela portât aucune at-teinte au respect et à la liberté de sa personnesacrée , comme chef de la catholicité : aucunenotification ne pouvait être plus claire; on n’entint pas compte. Ainsi bravé, et poussé à bout,il décréta en 1808 la réunion des Marches auroyaume d’Italie , laissant au pape Rome ettoute la partie de ses états située entre l’Apen-nin et la Méditerranée. Les agents français firentconnaître en même temps que les troupes fran-çaises quitteraient Rome et les états de l’Église,aussitôt que cette cour aurait reconnu le dé-membrement des Marches ; mais à cette nou-velle elle envoya l’ordre à son ministre, à Paris ,de demander ses passeports, et de partir sansprendre congé : les passeports furent accordéssur-le-champ , et la guerre déclarée. C’était lapuissance faible qui ne pouvait opposer au-cune résistance , qui rompait toute mesure , etdéclarait la guerre à la puissance forte et victo-rieuse du monde : mais le système était à Rome de porter tout à l’extrême , d’opposer les armesspirituelles aux temporelles. On s’y flattait en-core de voir renaître.le temps, où tout se pro-sternait à la vue des foudres sacrées. Napoléonles redoutait peu ; mais il était enchaîné par