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Tome quatrième.
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NOTES KT MÉLANGES. 207

1 ité de souverain de Rome était confondue etinhérente avec son caractère spirituel : ce sys-tème n’était pas soutenable. Les troupes fran-çaises , dans ses états, étaient peu nombreuses,et la bataille d’Essling ayant jeté quelques doutessur l’issue de la guerre, la population était agi-tée : le saint-père, renfermé au fond de sonpalais, avait fait élever des barricades autour;elles étaient gardées par quelques centainesd’hommes armés qui exerçaient la plus grandesurveillance. Les troupes françaises qui occu-paient les postes extérieurs, se prirent de que-relle avec elles ; elles se crurent bravées : toutcela excitait leurs sarcasmes. La situation dupape était dangereuse : il était à craindre que,d’un moment à l’autre, on en vînt aux mains :les balles ne respectent personne. Le généralcommandant à Rome fit les plus vives remon-trances ; il ne put faire comprendre que le papeserait beaucoup plus en sûreté gardé par lasainteté de son caractère, et que d’opposer laforce à la force pouvait avoir les effets les plusfunestes. N’étant pas écouté, il prit alors con-seil des circonstances : il adopta le parti de fairetransférer le pape à Florence ; il le devait ausaint-père, il le devait à la nation française, il ledevait à l’Europe : qu’eût-elle dit si un sang siprécieux eût été versé dans une rixe? Son de-