MÉMOIRES UE NAPOLÉON.
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voir n’était-il pas de veiller au maintien de latranquillité publique ? elle fut sur-le-champ ré-tablie; mais la grande-duchesse de Toscane , sur-prise qu’on eût envoyé le pape à Florence sansun ordre de l’empereur, et ayant elle-même peude troupes, fit continuer le voyage, et le dirigeasur Turin . Le même motif porta le prince gou-verneur-général du Piémont à lui faire conti-nuer sa route jusqu’à Grenoble . Un courrierde Rome instruisit l’empereur, à Schoenbrunn ,de ce qui venait de se passer : il envoya aussi-tôt des ordres à Florence , pour que, si le papey était arrivé, on le plaçât dans une maison decampagne du grand-duché, et qu’on l’environ-nât de tous les honneurs et de tous les respectsdus à son saint caractère; à Turin , que si lepape y était arrivé, il fût dirigé sur Savone ;enfin à Paris , d’envoyer à la rencontre du pape,pour le reconduire à Florence , s’il n’avait pasdépassé l’Apennin ; et à Savone , s’il avait dé-passé ces montagnes. Quoique mécontent de cequi était arrivé, il ne pouvait pas désavouer songénéral à Rome ; sa conduite avait été obligée.Il était impossible de renvoyer le pape à Romesans s’exposer à des événements dont le résultatpouvait être encore plus fâcheux. On était alorsà la veille de la bataille de Wagram , qui devaitdécider de la paix, et il serait à temps alors de